Nous nous levons à 5h ; le temps de ranger le rorbu, nous sommes au bus à 6h30 comme prévu, puis au ferry à Moskenes. La traversée est assez calme cette fois-ci.
Les jumelles (et les bras d'Antoine) ne chôment pas : harelde boréale, gulls variés, puis juste avant d'entrer dans le port de Bodø, le pygargue à queue blanche, ou aigle des mers, qui trône fièrement sur son rocher. C'est son bec dans le contre-jour qui a attiré notre attention. Quand il s'envole, sa queue blanche apparaît en évidence. Un rapace majestueux, c'est sûr !
A Bodø, nous déjeunons à Aurora, un resto de la galerie commerciale, comme lundi. Enfin, plutôt un condensé de snack et de salon de thé. Puis nous filons à l'aéroport où nous arrivons à 13h, juste dans les temps pour décoller à 14h.
Et là, c'est le drame. Sur le panneau d'affichage, tous les vols sont notés "cancelled".

Instant d'incompréhension : il y a forcément une erreur d'affichage. Au guichet, nous découvrons, ébahis, que non, ce n'est pas une erreur. Le gars doit se demander de quelle planète nous débarquons, sans télé ni radio ni info d'aucune sorte.
Il nous apprend la cause du problème : il y a eu une éruption volcanique en Islande hier matin, formant un nuage de poussières qui a été poussé par les vents vers la Scandinavie et l'Europe du nord. Maman nous écrira plus tard que c'est un nuage extrêmement abrasif, et donc dangereux pour les moteurs. Tous les avions sont cloués au sol.
Le guichetier nous change nos réservations pour demain vendredi, 11h25, en précisant bien que le décollage est incertain.
Il nous faut donc trouver un plan B pour le cas, probable, où l'avion ne partirait pas. Nous commençons par la bibliothèque, où le Routard indique qu'il y a un accès internet gratuit. Manque de chance, des kékés squattent l'unique poste pour télécharger de la musique ou je-ne-sais-quoi. Pendant ce temps, nous cherchons toutes les infos possibles dans les journaux, évidemment norvégiens, qui traînent sur les tables.
C'est à l'Office du Tourisme que trouvons enfin la connexion souhaitée, aussi rapide que les voitures et les trains norvégiens. Pas de nouvelles de Ryanair (nous nous inquiétons pour le vol Oslo-La Rochelle prévu demain à 6h40), injoignable au téléphone. Nous écumons les articles de journaux français qui traitent de l'éruption volcanique.
Nous ne savons toujours pas comment nous allons quitter Bodø. A l'Office du Tourisme, on nous indique qu'il n'y a pas de bus pour descendre au sud. Enfin, quand on pense "sud", on s'arrête à Trondheim ; ce serait toujours un bout de chemin de parcouru.
Nous tentons la gare, mais tous les trains dans cette direction (la seule possible au demeurant, Bodø étant le terminus nord) sont pleins jusqu'à... samedi midi. Nous retournons à l'aéroport pour chercher une voiture de location, toujours pour aller à Trondheim. On nous prévient qu'il y a pour au moins 8h de route, mais, pour ma part, je suis prête à rouler aussi longtemps qu'il le faut pourvu qu'on descende. Aucune voiture n'est disponible dans aucune agence. Nous retraversons la ville direction la gare maritime, fermée. Pourtant, le Hurtigruten (l'express maritime) partirait d'ici cette nuit à 4h, pour arriver à Trondheim à 6h30... samedi.
Retour à l'Office du Tourisme pour tenter d'obtenir plus d'infos. Fermé. Nous nous retrouvons dans le hall de la gare routière, avec le Bodø guide, tous les horaires possibles éparpillés autour de nous, la carte de la Norvège étalée par terre... Une pointe de désespoir se fait sentir.
Nous devons nous résoudre à rester à Bodø cette nuit.
Antoine appelle son frère Julien, qui accepte sans problème de se renseigner par internet sur notre vol Ryanair de demain. Nous trouvons un hôtel près de la gare et prévenons la France que nous ne serons pas rentrés vendredi matin comme prévu à l'origine. Pas le choix, il faut faire contre mauvaise fortune bon coeur. Le coucher de soleil, magnifique ce soir-là, contribue à nous réchauffer le coeur (c'est pas la température qui s'en chargera).
Les jumelles (et les bras d'Antoine) ne chôment pas : harelde boréale, gulls variés, puis juste avant d'entrer dans le port de Bodø, le pygargue à queue blanche, ou aigle des mers, qui trône fièrement sur son rocher. C'est son bec dans le contre-jour qui a attiré notre attention. Quand il s'envole, sa queue blanche apparaît en évidence. Un rapace majestueux, c'est sûr !
A Bodø, nous déjeunons à Aurora, un resto de la galerie commerciale, comme lundi. Enfin, plutôt un condensé de snack et de salon de thé. Puis nous filons à l'aéroport où nous arrivons à 13h, juste dans les temps pour décoller à 14h.
Et là, c'est le drame. Sur le panneau d'affichage, tous les vols sont notés "cancelled".
Instant d'incompréhension : il y a forcément une erreur d'affichage. Au guichet, nous découvrons, ébahis, que non, ce n'est pas une erreur. Le gars doit se demander de quelle planète nous débarquons, sans télé ni radio ni info d'aucune sorte.
Il nous apprend la cause du problème : il y a eu une éruption volcanique en Islande hier matin, formant un nuage de poussières qui a été poussé par les vents vers la Scandinavie et l'Europe du nord. Maman nous écrira plus tard que c'est un nuage extrêmement abrasif, et donc dangereux pour les moteurs. Tous les avions sont cloués au sol.
Le guichetier nous change nos réservations pour demain vendredi, 11h25, en précisant bien que le décollage est incertain.
Il nous faut donc trouver un plan B pour le cas, probable, où l'avion ne partirait pas. Nous commençons par la bibliothèque, où le Routard indique qu'il y a un accès internet gratuit. Manque de chance, des kékés squattent l'unique poste pour télécharger de la musique ou je-ne-sais-quoi. Pendant ce temps, nous cherchons toutes les infos possibles dans les journaux, évidemment norvégiens, qui traînent sur les tables.
C'est à l'Office du Tourisme que trouvons enfin la connexion souhaitée, aussi rapide que les voitures et les trains norvégiens. Pas de nouvelles de Ryanair (nous nous inquiétons pour le vol Oslo-La Rochelle prévu demain à 6h40), injoignable au téléphone. Nous écumons les articles de journaux français qui traitent de l'éruption volcanique.
Nous ne savons toujours pas comment nous allons quitter Bodø. A l'Office du Tourisme, on nous indique qu'il n'y a pas de bus pour descendre au sud. Enfin, quand on pense "sud", on s'arrête à Trondheim ; ce serait toujours un bout de chemin de parcouru.
Nous tentons la gare, mais tous les trains dans cette direction (la seule possible au demeurant, Bodø étant le terminus nord) sont pleins jusqu'à... samedi midi. Nous retournons à l'aéroport pour chercher une voiture de location, toujours pour aller à Trondheim. On nous prévient qu'il y a pour au moins 8h de route, mais, pour ma part, je suis prête à rouler aussi longtemps qu'il le faut pourvu qu'on descende. Aucune voiture n'est disponible dans aucune agence. Nous retraversons la ville direction la gare maritime, fermée. Pourtant, le Hurtigruten (l'express maritime) partirait d'ici cette nuit à 4h, pour arriver à Trondheim à 6h30... samedi.
Retour à l'Office du Tourisme pour tenter d'obtenir plus d'infos. Fermé. Nous nous retrouvons dans le hall de la gare routière, avec le Bodø guide, tous les horaires possibles éparpillés autour de nous, la carte de la Norvège étalée par terre... Une pointe de désespoir se fait sentir.
Nous devons nous résoudre à rester à Bodø cette nuit.
Antoine appelle son frère Julien, qui accepte sans problème de se renseigner par internet sur notre vol Ryanair de demain. Nous trouvons un hôtel près de la gare et prévenons la France que nous ne serons pas rentrés vendredi matin comme prévu à l'origine. Pas le choix, il faut faire contre mauvaise fortune bon coeur. Le coucher de soleil, magnifique ce soir-là, contribue à nous réchauffer le coeur (c'est pas la température qui s'en chargera).
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