Bodø - Stockholm, samedi 17 avril 2010

Lever à 5h pour prendre l'avion et enfin quitter Bodø. Une fois à l'aéroport, nous nous apercevons que le vol pour Oslo n'est qu'à 7h30. On aurait pu dormir plus, mais tant pis ; le désir de partir nous motive par-dessus tout.
6h30 : ben non, on ne part pas. Pas en avion en tout cas, les vols sont encore annulés. Cette fois, c'est une vraie déception. Nous avions vu des avions dans le ciel hier, et nous croyions vraiment à notre départ.
Nous continuons à chercher des moyens de partir de cette ville, avec une autre compagnie s'il le faut, quitte à ne descendre que jusqu'à Trondheim. S'il n'y a pas d'avion, nous avons encore la solution du train à 12h30, en espérant qu'il ne soit pas déjà plein.
Une hôtesse d'accueil nous signale qu'un chauffeur de taxi est passé, cherchant des passagers avant de retourner à Stockholm. Nous sautons sur l'occasion. Après plusieurs coups de fil et une rude négociation, nous obtenons un voyage Bodø - Stockholm pour 700€. Pour les 11h de voiture prévues, ce n'est pas tant que ça finalement.
Le chauffeur nous conduit en centre-ville pour retirer l'argent nécessaire : il ne veut que du cash, et pas en couronnes norvégiennes (en abrégé NOK, 1€=8 NOK). Nous vidons les minibanks (distributeurs automatiques) de leur réserve d'euros et de SEK (couronnes suédoises), mais le compte n'y est pas.
Il nous emmène ensuite récupérer son client principal à Radisson Blu, un des hôtels les plus chics de Bodø, nous imposant d'y déjeuner par la même occasion. 150 NOK le petit déj', ça fait mal au portefeuille, nous en profitons pour nous remplir l'estomac pour toute la journée. Nous faisons bien : les Scandinaves ne mangeant pas à midi, il n'y aura pas de pause-déjeuner en cours de route.
8h30 : c'est parti. Enfin presque. On commence par faire toutes les stations-service de Bodø pour chercher du biogaz (le taxi est Suédois, les Suédois vivent écolo, ce qui n'est pas vraiment le cas des Norvégiens). Notre chauffeur a une conduite mémorable ; tout est bon, pourvu que ça passe : rues piétonnes avec slalom entre les fontaines et les kiosques à journaux, bandes cyclables, coins d'herbe et voies de garage. Si on n'a pas emprunté d'escalier, c'est bien parce-qu'il n'y en avait pas dans le secteur.
Nous quittons enfin Bodø. Longue, longue route le long des fjords, à travers les montagnes, les tourbières suédoises, la taïga.




 Le client suédois, peut-être un docteur, connaît bien le pays et nous sert de guide. Antoine finit pas sortir les jumelles et observe quelques oiseaux près de la route : oies et grues cendrées, vanneaux, cygnes chanteurs et la "vérole commune" (grolles, ajhasses, copra).
Arrêt-gâteau à Arjeplog, le premier village en sortant de la région montagneuse, après des dizaines de kilomètres sans aucune maison. Sur la carte, ça donne l'impression d'être au milieu de nulle part et c'est un peu ça, un bled coincé entre la montagne et la taïga. La taïga, c'est amusant au début, avec ses sapins et ses bouleaux à perte de vue. Mais ça finit par être un peu monotone...





 Nous passons ensuite à Skellefteå, près de la Baltique, puis Umeå et Sundsvall où nous dînons dans un restaurant Max, le Mac-Do local.
Stockholm est atteint vers minuit et demi, enfin. Le client se dépose chez lui (il a conduit pendant la moitié du voyage), puis nous repartons à la recherche d'un guichet automatique. Pas moyen de retirer du liquide, ou très peu. Le chauffeur nous donne donc rendez-vous demain pour lui payer ce qui manque ; nous avons la nuit pour trouver le moyen d'obtenir 1300 SEK en cash.
Quand nous arrivons à l'hôtel, il est déjà 1h30, après une journée de 1380 km en voiture. Heureusement que nous avons une assistance technique au top à Paris : merci Julien et Aurélie pour les réservations en ligne et les recherches de correspondances de train !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire