Reine i Lofoten, mercredi 14 avril 2010

Aujourd'hui, nous n'avons même pas droit à la neige, il pleut carrément. Nous en profitons pour visiter le musée de la morue séchée, que Steinar a aménagé. Il faut bien avouer qu'on y va un peu à reculons, surtout par politesse, mais le musée s'avère très intéressant. Et le reportage de Thalassa, tant vanté par Steinar (en français !), nous apprend sur la vie et la pêche dans les îles Lofoten des choses qu'on n'aurait pas pu découvrir tous seuls en se promenant.
En revenant, nous apercevons un nouveau piaf inconnu derrière le rorbu. Malgré une approche méfiante lors de nos retours suivants, le volatile se montrera encore plus méfiant et on ne le reverra plus. Il reste "l'oiseau-mystère de derrière chez nous"...
L'après-midi, Steinar nous emmène à Reine. Nous prenons le bateau pour découvrir le Reinefjord. En fait, ce bateau n'a rien de touristique : c'est un genre de navette maritime entre les différents villages du fjord (quelques cabanes dès qu'il y a un peu de terrain plat), inaccessibles par la route. Avec nous, il y a tout bêtement des passagers qui reviennent de faire leurs courses à Reine.
Dans le fjord, les paysages sont à nouveau enchanteurs. Dans le genre "montagne qui tombe dans la mer", nous sommes servis ! Parois abruptes et luisantes d'eau, enneigées, sommets dans la brume (il pleut sans discontinuer)... : nous en prenons plein les yeux.



Au retour, nous faisons un petit tour dans le village de Reine. Comme à Å, il y a des morues qui sèchent dans tous les coins. Quelques oiseaux passent dans le fjord, mais rien de nouveau.
Nous rentrons à Å en bus. Ici, le bus comme le bateau paraissent vraiment au service de la population, sans souci de rentabilité, s'arrêtant là où les passagers le demandent, que l'arrêt (ou le détour) soit prévu sur les grilles d'horaires ou pas. Le lendemain matin, comme nous sommes seuls à l'arrêt à 6h30, et bien en avance, le chauffeur m'offrira même un café !
De retour au rorbu, séchage intégral tellement nous sommes trempés.
Pour le dîner, il y a encore du poisson au menu (jamais le même ni acommodé de la même façon) : nous sommes dans une région où la pêche est l'activité principale, il ne faut pas l'oublier !Aux Lofoten, le tourisme aussi semble se développer : il n'y a qu'à voir la quantité de rorbuer (pluriel de rorbu) construits un peu partout. En ce moment, il n'y a pas grand-monde, mais ça ne doit pas être la même chose pendant l'été. Enfin, dans le "pas grand-monde", on a quand même trouvé le moyen de croiser un couple de Français pyrénéens qui revenaient du Cap Nord en camping-car, et des Grenoblois logeaient dans un rorbu proche du nôtre.

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